Bader Motor

Bader Motor

motorik electrock’n’roll, Paris, Berlin, ici

Avec Catriona Shaw, dans le cadre des Visiteurs du Soir, concert, 2015

Ils ont écouté le murmure des anciens, ont adapté la pharmacopée céleste à leurs conseils inaudibles et en ont couché sur disque une solution discrépante. Ils ont parcouru les périphéries grises de la Grande Ville Moderne, se reposant parfois sous les tubes fluorescents de l’immense salle d’attente généralisée du non-vécu, en ont enregistré la répétition des derniers sursauts encéphalographiques, les ont émondés puis partagés. Ils ont payé leur tribut, un lourd tribut, à la chanson française avec deux reprises du répertoire. Ils ont joué à Porto, à Bruxelles, à Anvers, à Paris, à Berlin, à Monaco, à Genève et même à Saint-Étienne. Ils sont de retour avec un nouveau disque longuement ruminé, affiné, qui mélange le krautrock et Thomas Pynchon, la pataphysique et la boîte à rythme, la dérive et le perséphone — le tout, à paraître sur un label belge, bien sûr.
Bref, en un mot comme en cent, Fred « Electronicat » Bigot (guitare et boîte à rythme), Vincent Epplay (synthétiseurs) et Arnaud Maguet (orgue et voix) ont fait de la musique.